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En bref : • En 2025, forte diminution des vendeurs à découvert sur le SBF 120, avec seulement 1,5% de titres prêtés contre 7,72% en juin 2024. • Cette baisse reflète un transfert des investissements vers l'Europe (Stoxx Europe 600 +5,2%) face aux incertitudes du marché américain (S&P 500 +1,7%). • Certaines valeurs restent néanmoins ciblées, notamment Worldline (9,7%), Edenred (6,3%) et SES (5,3%), principalement en raison de facteurs spécifiques comme les avertissements sur résultats. • Le faible flottant de certains titres, particulièrement dans le luxe, limite naturellement les possibilités de vente à découvert. • Cette tendance pourrait réduire la volatilité à court terme mais augmenter les risques en cas de retournement brutal du marché. |
En 2025, la Bourse de Paris observe un phénomène notable : un repli marqué des vendeurs à découvert sur le SBF 120. Cette tendance traduit un changement profond dans les stratégies d’investissement des acteurs du marché financier. Malgré la volatilité inhérente aux marchés actions, la performance des indices européens, et notamment du SBF 120, suscite un regain d’intérêt des investisseurs, au détriment des positions baissières qui se raréfient. Cet exode des vendeurs à découvert reflète aussi des paramètres économiques et politiques influents, tout en soulevant des questions sur la gestion du risque en Bourse.
Analyse : pourquoi les vendeurs à découvert désertent la Bourse de Paris et le SBF 120
La technique des vendeurs à découvert, ou « short selling », consiste à parier sur la baisse d’une action en empruntant des titres pour les vendre immédiatement, avec l’intention de les racheter ultérieurement à un prix inférieur. Cette méthode, réservée généralement aux investisseurs expérimentés, comporte un niveau de risque élevé, notamment en raison de la volatilité imprévisible des marchés.
Les chiffres de S&P Global Market Intelligence, sollicités par BFM Bourse, montrent que le taux de titres prêtés sur les actions du SBF 120 pour être vendus à découvert a fortement diminué : de 7,72% en juin 2024 et 5,47% en juillet 2023, il est passé à 1,5% en juin 2025.
- Diminution drastique des positions vendeuses sur le SBF 120
- Réallocation des investissements des vendeurs vers d’autres marchés ou stratégies
- Renforcement de la confiance des marchés dans la performance des actions européennes
| Année | Taux moyen de titres prêtés pour vente à découvert sur le SBF 120 |
|---|---|
| 2023 (juillet) | 5,47% |
| 2024 (juin) | 7,72% |
| 2025 (juin) | 1,5% |
Les facteurs macroéconomiques derrière l’abandon des shorts sur le marché parisien
Le contexte économique et politique mondial a accentué cette tendance. La surperformance des marchés européens, dont le Stoxx Europe 600 qui affiche un gain de 5,2% en 2025 contre seulement 1,7% pour le S&P 500, a attiré les flux d’investissement. Les incertitudes liées aux droits de douane et à la législation budgétaire américaine ont créé un climat défavorable aux actions américaines. En conséquence, les acteurs de marché ont privilégié l’Europe, réduisant leur appétit pour les positions à découvert.
- Contexte géopolitique et réglementaire incertain aux États-Unis
- Flux croissants vers les marchés européens, notamment la France et l’Italie
- Éviction progressive des positions shorts en Europe liée à un « short squeeze »
Profil des actions les plus « shortées » du SBF 120 en 2025 : un classement et ses implications
Malgré ce déclin général, certaines valeurs continuent d’attirer les vendeurs à découvert, notamment celles dont la volatilité et le risque restent élevés. Worldline arrive en tête du classement avec un taux de titres prêtés atteignant 9,7%. Cette société spécialiste des paiements a connu depuis 2023 plusieurs avertissements sur résultats, impactant sa confiance auprès des investisseurs.
Les autres entreprises du top 5 des plus « shortées » présentent des profils variés :
- Edenred (6,3%) : impactée par des incertitudes réglementaires, son capital très liquide la rend plus accessible aux vendeurs à découvert
- SES (5,3%) : opérateur de satellites dont les mouvements spéculatifs sont suivis de près
- Elis (5,2%) : actions vendues dans un contexte d’arbitrages sur obligations convertibles
- Groupe ADP (3,9%) : exposé à la volatilité du secteur aéroportuaire
| Entreprise | Taux de titres prêtés (%) | Facteurs clefs |
|---|---|---|
| Worldline | 9,7 | Avertissements sur résultats fréquents, forte volatilité |
| Edenred | 6,3 | Réglementation incertaine, liquidité élevée |
| SES | 5,3 | Spéculations sectorielles |
| Elis | 5,2 | Arbitrages sur obligations convertibles |
| Groupe ADP | 3,9 | Volatilité sectorielle |
Influence des caractéristiques spécifiques des actions sur la vente à découvert
Le « flottant », partie des actions effectivement disponibles à la circulation, influence fortement le coût et le volume des titres vendus à découvert. Par exemple, dans le secteur du luxe, où les titres ont un faible flottant (moins de 50% pour LVMH et moins de 33% pour Hermès), les transactions de ventes à découvert sont limitées du fait de la rareté des actions disponibles et des rachats effectués par les sociétés elles-mêmes.
- Flottant réduit limite l’accessibilité aux vendeurs à découvert
- Politique de rachat d’actions augmente la rareté des titres
- Coût élevé pour shorter les actions à faible flottant
Conséquences pour le marché financier et stratégies d’investissement à l’horizon 2025
Le recul des vendeurs à découvert modifie les dynamiques sur le marché financier parisien. La réduction des positions baissières peut contribuer à une moindre volatilité à court terme mais accroît également les risques de déséquilibres en cas de retournement brutal. Pour les investisseurs, cela implique un arbitrage plus attentif entre la volonté de profiter de la performance des actions et la gestion du risque inhérent.
- Moins de pression vendeuse sur certaines valeurs du SBF 120
- Augmentation potentielle de la volatilité en cas de correction soudaine
- Nécessité d’adapter les stratégies à un environnement avec moins de vendeurs à découvert
| Effets attendus | Conséquences pour les investisseurs |
|---|---|
| Moins de ventes à découvert | Diminution de la volatilité baissière, moins de pression sur les cours |
| Risques de retournements amplifiés | Besoin d’une gestion rigoureuse du risque |
| Reprise de la confiance sur le SBF 120 | Attraction de nouveaux flux d’investissement |

Je m’appelle Benoit Sanschagrin, passionné de crypto. J’ai toujours aimé les chiffres, mais ce qui me sidère, c’est comment une blockchain peut relier des gens à l’autre bout du monde. La crypto, c’est un peu de magie et beaucoup de curiosité.