|
En bref : • Le marché du cacao s'effondre avec une baisse du broyage de 7,2% en Europe et 16,3% en Asie au T2 2025, entraînant une chute des prix à 4.698 livres à Londres et 7.595 dollars à New York. • Les fabricants de chocolat comme Lindt, Valrhona et Ghirardelli subissent les effets de cette contraction, aggravée par les droits de douane américains sur la Côte d'Ivoire. • À l'inverse, l'argent atteint son plus haut niveau en 14 ans à 39,13 dollars l'once, profitant des incertitudes commerciales et politiques comme valeur refuge. • Le cuivre reste solide à 9.722,50 dollars la tonne malgré une production chinoise record, soutenu par la demande industrielle et l'anticipation des droits de douane américains. |
Les marchés des matières premières enregistrent des dynamiques contrastées au début de 2025, avec un effondrement des cours du cacao alors que l’argent et le cuivre affichent une progression notable. Ce contexte, influencé par des variations de la demande industrielle et des tensions commerciales, bouleverse les équilibres traditionnels et impacte les grands acteurs mondiaux, de Lindt et Valrhona dans le chocolat, aux géants miniers comme Berkshire Hathaway et Rio Tinto.
Sommaire
Le cacao face à une demande mondiale affaiblie : pourquoi les prix chutent-ils ?
Le marché du cacao est sous pression sévère cette semaine, marqué par une baisse significative des volumes de broyage en Europe et en Asie, des indicateurs clés de la demande finale de produits chocolatés.
Analyse détaillée des tendances de broyage en Europe et Asie
Sur le second trimestre 2025, l’European Cocoa Association (ECA) a signalé un recul de 7,2% du broyage de fèves sur le vieux continent, un niveau qui rappelle le profond repli observé au cours du deuxième trimestre de 2020, période marquée par la pandémie de Covid-19. Parallèlement, l’Asian Cocoa Association (CAA) note une chute encore plus prononcée de 16,3% dans la même période.
- Le broyage, étape de transformation du cacao en produits finis, reflète directement l’activité des fabricants comme Ghirardelli, Lindt ou Valrhona.
- Une baisse mondiale du broyage entraîne une demande amoindrie pour le cacao brut, ce qui fait pression à la baisse sur les cours.
- Les droits de douane américains sur la Côte d’Ivoire, principal producteur mondial, compliquent également l’approvisionnement des entreprises du chocolat aux États-Unis.
Cette conjoncture est à l’origine du plongeon des prix au marché à terme du cacao : à Londres, la tonne est descendue à 4.698 livres, un plus bas depuis octobre 2024, tandis qu’à New York, le contrat de septembre s’est effondré à 7.595 dollars, contre 8.177 dollars la semaine précédente.
| Région | Variation du broyage T2 2025 vs T2 2024 | Implications |
|---|---|---|
| Europe | -7,2% | Demande en baisse, impact sur les fabricants locaux |
| Asie | -16,3% | Fort recul, signe d’un marché affaibli et incertain |
Pour approfondir les enjeux de stabilité des matières premières, notamment face à la volatilité des marchés, ce rapport analyse les facteurs structurels majeurs.
Conséquences pour la filière chocolat et les acteurs majeurs
Les géants du chocolat tels que Lindt, Valrhona, et Ghirardelli subissent les effets de cette contraction. La baisse de la demande pèse sur leurs coûts d’approvisionnement et leurs prévisions de production.
- Une offre moins chère pourrait temporairement réduire les coûts, mais l’incertitude freine les investissements.
- Des stratégies d’approvisionnement adaptatives sont explorées pour sécuriser les étapes de transformation.
- Les perspectives restent tendues alors que la demande finale s’essouffle dans des régions-clés.
Argent et cuivre : des métaux qui profitent d’une dynamique haussière inattendue
En contraste avec la faiblesse du cacao, les métaux précieux et industriels, notamment l’argent et le cuivre, enregistrent des progressions marquées sur les marchés mondiaux.
Le rebond spectaculaire du cours de l’argent : un métal refuge en période d’incertitude
L’argent atteint son niveau le plus élevé depuis près de quatorze ans, culminant à 39,13 dollars l’once début septembre. Cette hausse intervient dans un contexte global d’incertitudes commerciales et politiques, notamment liées aux menaces tarifaires de Donald Trump aux États-Unis.
- La montée des droits de douane a renforcé l’attrait pour les valeurs refuges comme l’argent.
- Contrairement à l’or, l’argent n’a bénéficié que tardivement des tensions économiques, en raison de sa forte utilisation industrielle.
- Des analystes de Commerzbank soulignent un effet de rattrapage du métal argenté.
Ces fluctuations ont également profité aux métaux du groupe platine, avec le palladium et le platine atteignant aussi leurs pics respectifs.
| Métal | Prix récent (dollars l’once) | Haut historique récent |
|---|---|---|
| Argent | 39,13 | Septembre 2011 |
| Platine | Prix en hausse | Depuis août 2014 |
| Palladium | Prix en hausse | Depuis août 2023 |
| Or | 3 357,37 (once) | Stable cette semaine |
Pour comprendre les raisons plus approfondies de la hausse des cours de l’argent et de l’or, cet article spécialisé apporte un éclairage complet.
Cuivre : un métal rouge solide malgré une production record chinoise
Le cuivre a bénéficié d’un soutien marqué sur le London Metal Exchange avec un cours en hausse à 9 722,50 dollars la tonne en dépit d’une production chinoise record. Cette résilience démontre la robustesse de la demande industrielle dans les principales économies.
- Les États-Unis affichent une hausse des ventes au détail, signalant une consommation soutenue.
- La mise en place de droits de douane américains sur le cuivre à compter du 1er août a poussé les stocks à l’extérieur du pays à augmenter.
- Des acteurs comme Rio Tinto, Freeport-McMoRan et Southern Copper Corporation restent essentiels pour absorber la demande mondiale.
Les annonces économiques influencent sensiblement son cours, renforçant l’importance du cuivre dans la chaîne industrielle mondiale.
Pour approfondir la compréhension des stratégies sur les matières premières, le lecteur peut consulter cette étude dédiée.

Je suis Yvon Chrétien, passionné d’immobilier. J’ai toujours aimé bâtir, mais ce qui me surprend, c’est comment une ruine peut devenir un palais avec un peu d’imagination. L’immobilier, c’est l’art de transformer les possibles.