|
En bref : • Après les émeutes de 2023, plus de 1 500 communes françaises dont une vingtaine en Meurthe-et-Moselle font face à des résiliations massives de contrats d'assurance ou des hausses importantes des franchises. • Le sénateur Jean-François Husson a déposé une proposition de loi transpartisane visant à garantir une solution d'assurance stable pour toutes les communes, examinée au Sénat. • Plusieurs municipalités comme Laxou ont vu leur franchise multipliée par quatre (de 17 000 à 75 000 euros), compromettant les services publics et investissements locaux. • Le marché de l'assurance des collectivités, représentant seulement 1,5 à 2% du chiffre d'affaires des compagnies, est jugé peu rentable, expliquant le retrait des assureurs. • La proposition vise à protéger particulièrement les missions régaliennes des communes et à garantir l'accès à une couverture adaptée pour toutes les collectivités. |
Depuis les Ă©meutes urbaines de 2023, plusieurs communes françaises, notamment en Meurthe-et-Moselle, font face Ă un problème inĂ©dit : la rĂ©siliation massive de leurs contrats d’assurance. Cette situation met en danger la sĂ©curitĂ©, la protection et la responsabilitĂ© des collectivitĂ©s locales, fragilisant leurs capacitĂ©s opĂ©rationnelles. Pour y remĂ©dier, le sĂ©nateur Jean-François Husson a dĂ©posĂ© une proposition de loi transpartisane visant Ă garantir une solution d’assurance stable pour toutes les communes, un sujet Ă l’examen ce mercredi au SĂ©nat.
Proposition de loi : un soutien renforcé pour les communes sans assurance en Meurthe-et-Moselle
Après les Ă©pisodes violents de 2023, plus de 1 500 communes françaises, dont une vingtaine en Meurthe-et-Moselle, se retrouvent sans assurance ou avec des cotisations en forte hausse. Ce phĂ©nomène provoque un vĂ©ritable bouleversement financier et organisationnel au sein des collectivitĂ©s locales. Le sĂ©nateur Husson entend ainsi sĂ©curiser la protection des communes en leur assurant un recours systĂ©matique Ă l’assurance, condition essentielle pour garantir la continuitĂ© des services publics et la responsabilitĂ© des Ă©lus.
- 1 500 communes concernées au niveau national, soit une part significative des collectivités.
- 20 communes impactées en Meurthe-et-Moselle, dont Laxou et Richardménil.
- Hausse importante des franchises pouvant dépasser 75 000 euros, compromettant les investissements locaux.
- Multiplication des assureurs pour répartir les risques, comme à Richardménil où cinq compagnies partagent désormais un seul contrat.
Face Ă ces difficultĂ©s, le texte de loi propose notamment la crĂ©ation d’un dispositif garantissant l’accès Ă une couverture d’assurance adaptĂ©e pour toutes les collectivitĂ©s, mĂŞme les plus petites ou les plus exposĂ©es.
Cas concrets : quand la résiliation menace la gestion communale
La commune de Laxou, avec ses 15 000 habitants, illustre parfaitement les enjeux liés à cette problématique. Suite aux dégradations des émeutes, son assureur a résilié le contrat, obligeant la municipalité à rechercher en urgence une solution alternative à un coût fortement majoré. Le maire Laurent Garcia a dû arbitrer entre maintenir les services publics essentiels et renoncer à certains investissements.
- Résiliation unilatérale du contrat avec un préavis de six mois.
- Franchise multipliée par plus de quatre, passant de 17 000 à 75 000 euros.
- Difficultés à assurer les services périscolaires et les investissements locaux.
Ă€ RichardmĂ©nil, la situation est diffĂ©rente : aucune Ă©meute ni dĂ©gradation directe n’a eu lieu, mais la commune a subi une augmentation des cotisations de 85% liĂ©e Ă des sinistres relevĂ©s prĂ©cĂ©demment. Cinq assureurs se sont partagĂ©s la couverture pour limiter les risques, soulignant la complexitĂ© grandissante du marchĂ© de l’assurance territoriale.
MarchĂ© de l’assurance des collectivitĂ©s : un secteur peu attractif malgrĂ© l’importance stratĂ©gique
Selon l’Association des maires de France, la part de marchĂ© dĂ©diĂ©e Ă l’assurance des collectivitĂ©s locales reprĂ©sente entre 1,5% et 2% du chiffre d’affaires total des compagnies d’assurance. Ce segment est jugĂ© peu rentable, expliquant en partie le retrait ou le durcissement des conditions imposĂ©es aux communes.
| Critère | Impact sur les communes | Conséquences concrètes |
|---|---|---|
| RĂ©siliation des contrats | Perte d’accès Ă la couverture d’assurance | Risques financiers et juridiques accrus |
| Augmentation des franchises | Montants à charge des communes plus élevés | Renoncement à certains investissements |
| Multiplication des assureurs | Complexité de gestion accrue | Augmentation administrative et coûts liés |
Cette problĂ©matique de fond souligne l’urgence d’une rĂ©gulation visant Ă assurer la protection et la pĂ©rennitĂ© des services publics locaux, notamment pour les missions rĂ©galiennes des communes, comme l’Ă©tat civil, les Ă©coles, et la sĂ©curitĂ©.
Protéger les missions régaliennes : un enjeu au cœur de la proposition de loi
Certains Ă©lus, comme Serge de Carli, maire de Mont-Saint-Martin (PCF), plaident pour un renforcement de la notion de responsabilitĂ© publique, en faisant intĂ©grer aux textes une protection spĂ©cifique pour les missions rĂ©galiennes des collectivitĂ©s. Leur argument est que ces services essentiels, en lien direct avec l’État, doivent bĂ©nĂ©ficier d’un socle commun de protection afin d’Ă©viter toute interruption due Ă un dĂ©faut d’assurance.
- Garantir la pérennité des services essentiels des communes.
- Eviter que les communes soient pénalisées par des sinistres liés à des phénomènes hors de leur contrôle.
- Rapprocher la protection des collectivités locales aux dispositifs étatiques existants.
Pour plus d’informations sur la lĂ©gislation actuelle en matière d’assurance emprunteur et ses Ă©volutions en 2025, consultez les ressources relatives Ă la loi Lemoine.
Impact local en Meurthe-et-Moselle : hausse des risques et enjeux de sécurité municipale
Le dĂ©partement enregistre une augmentation notable des cambriolages, avec 1 934 faits constatĂ©s en 2024, soit 12% de plus que l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Cette montĂ©e des risques accentue la nĂ©cessitĂ© pour les communes de disposer d’une assurance fiable afin d’assurer la sĂ©curitĂ© de leurs habitants et la protection des biens publics.
- 41% des communes de Meurthe-et-Moselle n’ont pas encore certifiĂ© l’adressage obligatoire.
- Les conditions de sécurité urbaines nécessitent une meilleure couverture assurance.
- La gestion des sinistres devient un enjeu prioritaire pour les élus locaux.
| Indicateur | Valeur Meurthe-et-Moselle 2024 | Variation annuelle |
|---|---|---|
| Cambriolages | 1 934 faits | +12% |
| Communes sans certificat d’adressage | 41% | – |
Dans ce contexte, la loi proposĂ©e s’inscrit comme un levier essentiel pour renforcer la sĂ©curisation des collectivitĂ©s, condition indispensable Ă leur dĂ©veloppement durable. Pour des perspectives d’Ă©conomie locale, l’impact de telles mesures rejoint d’autres dynamiques territoriales positives, notamment Ă l’Ă©chelle europĂ©enne, avec les projets liĂ©s aux matières premières durables (UE et matières premières) ou les initiatives en matière d’emploi public (emploi et crĂ©dit d’impĂ´t).

Je suis Yvon Chrétien, passionné d’immobilier. J’ai toujours aimé bâtir, mais ce qui me surprend, c’est comment une ruine peut devenir un palais avec un peu d’imagination. L’immobilier, c’est l’art de transformer les possibles.