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En bref : • Banque Populaire et Caisse d'Epargne (BPCE) permettent aux hommes ayant surmonté un cancer de la prostate ou du testicule d'accéder au crédit immobilier sans surprime ni exclusion de garanties dès la fin du traitement. • Cette mesure, effective depuis le 26 mai 2025, couvre des prêts jusqu'à 3 millions d'euros, allant au-delà des obligations légales de la convention Aeras et de la loi Lemoine. • Le droit à l'oubli, réduit à 5 ans depuis 2022 par la loi Lemoine, est désormais immédiat pour ces cancers spécifiques chez BPCE, facilitant significativement l'accès à la propriété pour les anciens patients. • D'autres établissements bancaires comme BNP Paribas adaptent également leurs politiques d'assurance emprunteur pour les profils à risque. |
La Banque Populaire et la Caisse d’Epargne, regroupées au sein du groupe BPCE, ont annoncé une mesure significative facilitant l’accès au crédit immobilier pour les hommes ayant surmonté un cancer de la prostate ou du testicule. Dès la fin du protocole thérapeutique, ces anciens malades pourront souscrire une assurance emprunteur sans surprime ni exclusion de garanties, y compris pour des prêts allant jusqu’à trois millions d’euros. Cette initiative, effective depuis le 26 mai 2025, va au-delà des obligations légales imposées par la convention Aeras et la loi Lemoine, qui réduit à cinq ans le délai du droit à l’oubli.
Sommaire
Crédit immobilier et droit à l’oubli : la Banque Populaire innove pour les anciens malades
La Banque Populaire, la Caisse d’Epargne et leur partenaire CNP Assurances ont décidé d’abaisser le seuil d’exclusion et de surprime pour les anciens malades de cancers masculins, notamment ceux de la prostate et des testicules. Cette évolution intervient alors que, dans le secteur bancaire, plusieurs établissements comme BNP Paribas, Crédit Agricole, LCL ou Société Générale s’efforcent d’adapter leurs garanties aux profils à risque.
- Suppression des surprimes pour tous les prêts immobiliers jusqu’à 3 millions d’euros
- Application dès la fin du protocole thérapeutique, sans délai d’attente
- Maintien de garanties complètes sans exclusion liée à l’historique médical
- Impact positif attendu sur l’accès à la propriété pour les anciens malades
Cette mesure concerne notamment les clients des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne, facilitant l’obtention d’un crédit immobilier dans un contexte où le marché du neuf est fragilisé par la crise et la fin de la baisse des taux de crédit immobilier selon les dernières analyses disponibles sur Mediavor.
Comment fonctionne le droit à l’oubli en assurance emprunteur en 2025 ?
Depuis la réforme initiée en 2022 par la loi Lemoine, le délai du droit à l’oubli est plafonné à 5 ans après la fin du traitement d’un cancer ou d’une hépatite virale C. Concrètement, cela signifie que l’emprunteur n’a plus l’obligation de déclarer sa maladie passée au-delà de ce délai, ce qui facilite la souscription d’une assurance emprunteur sans surprime.
- Avant 2022 : délai de 10 ans pour le droit à l’oubli
- Dès 2022 : délai réduit à 5 ans
- 2025 : certaines banques comme BPCE et BNP Paribas vont plus loin, supprimant ce délai à la fin du protocole pour certains cancers
- Réduction ou suppression des questionnaires de santé pour crédits inférieurs à 200 000 euros prévue par la loi en cours d’application
Cette évolution réduit significativement les obstacles administratifs à l’obtention d’un contrat d’assurance emprunteur, notamment chez des assureurs en ligne tels que Hello Bank!, Fortuneo, ING Direct ou Boursorama Banque, qui suivent de près les réglementations pour adapter leurs offres.
| Année | Délai du droit à l’oubli | Contexte bancaire 2025 |
|---|---|---|
| Avant 2022 | 10 ans | Exclusions fréquentes, surprimes élevées |
| Depuis 2022 | 5 ans | Réduction significative du délai législatif |
| 2025 | Immédiat après protocole (BPCE, BNP Paribas) | Dispositifs bancaires facilitant l’accès |
Les enjeux du marché financier et bancaire autour des assurances emprunteurs
Face à l’évolution du cadre juridique et à la crise immobilière persistante, les banques comme Société Générale, CIC ou LCL adaptent leurs politiques d’assurance emprunteur. Entre la suppression progressive du questionnaire de santé pour certains prêts et les offres personnalisées, l’objectif est de maintenir la compétitivité tout en répondant aux besoins spécifiques des profils à risque.
- Crédits jusqu’à 200 000 euros sans questionnaire de santé (selon proposition de loi)
- Offres spécifiques pour anciens malades en partenariat avec assureurs (ex : CNP Assurances pour BPCE)
- Adaptation à la hausse récente des taux de crédit immobilier analysée sur Mediavor
- Garanties maintenues malgré les risques sanitaires antérieurs
Cela se traduit par des avantages certains pour les emprunteurs anciennement atteints, que ce soit dans les réseaux traditionnels du Crédit Agricole, BNP Paribas, ou via les agences en ligne comme Boursorama Banque et Fortuneo, qui permettent une comparaison accrue des offres.
Les impacts concrets pour les clients bancaires et emprunteurs
Les personnes concernées bénéficient désormais d’une sécurité renforcée pour leurs projets immobiliers, réduisant considérablement le risque d’exclusion ou de surcoût lié à leur profil médical. Concrètement :
- Possibilité d’obtenir un prêt immobilier sans délai d’attente après cancer
- Absence de surprime d’assurance emprunteur ni exclusion des garanties liées au passé médical
- Montants de crédit pouvant atteindre 3 millions d’euros chez BPCE, facilitant aussi bien les projets personnels que professionnels
- Encouragement à changer d’assurance de prêt pour profiter de meilleures conditions, en suivant les procédures simplifiées recensées sur Mediavor
| Banque | Délai droit à l’oubli | Montant couverture | Surprime assurance |
|---|---|---|---|
| BPCE (Banque Populaire, Caisse d’Epargne) | Immédiat après protocole | Jusqu’à 3 millions € | Non |
| BNP Paribas | Fin du protocole | Jusqu’à 1 million € | Non |
| Autres banques (Crédit Agricole, Société Générale, LCL, CIC) | 5 ans | Variable, généralement inférieur à 3 millions € | Parfois |

Je m’appelle Benoit Sanschagrin, passionné de crypto. J’ai toujours aimé les chiffres, mais ce qui me sidère, c’est comment une blockchain peut relier des gens à l’autre bout du monde. La crypto, c’est un peu de magie et beaucoup de curiosité.