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En bref : • Les marchés de matières premières ont globalement chuté en avril 2025 (-5,7%), touchant particulièrement l'énergie et les métaux de base (-7,6% chacun), dans un contexte de surplus d'offre et de ralentissement économique mondial. • Contrairement à la tendance générale, les métaux précieux affichent une forte progression, avec l'or et l'argent en hausse respective de 38% et 31% sur un an, portés par l'affaiblissement du dollar et les incertitudes géopolitiques. • Le pétrole Brent a baissé à 68 dollars (-7% sur un mois, -25% sur un an) tandis que le marché du gaz naturel européen montre une forte volatilité avec un rebond récent à 36,5 €/MWh en mai. • Les marchés agricoles restent relativement stables, avec des perspectives de production abondante pour le blé et le maïs, tandis que les fertilisants montrent une résilience (+0,7% en avril, +11% depuis janvier). |
Les marchés mondiaux des matières premières ont connu une baisse significative en avril 2025, avec un recul marqué des prix de l’énergie, des métaux de base et des produits alimentaires. Cependant, les métaux précieux, notamment l’or et l’argent, ont affiché une performance remarquable, soutenus par des facteurs géoéconomiques complexes. Cette évolution invite à s’interroger sur les dynamiques d’offre et de demande qui influencent les marchés, dans un contexte où des entreprises comme TotalEnergies et Renault doivent ajuster leurs stratégies d’approvisionnement et de production.
Sommaire
Analyse détaillée de la chute des prix des matières premières en avril 2025
En avril, l’indice synthétique de la Banque mondiale retraçant l’évolution des matières premières a enregistré un recul de 5,7%, accentuant la tendance négative amorcée en mars (-3,6%). Sur les quatre premiers mois de l’année, la variation cumulée est désormais de -3% en glissement annuel. Cette baisse reflète une amélioration notable des conditions d’offre, mais aussi des inquiétudes persistantes quant à la demande mondiale.
La conjoncture actuelle est marquée par :
- Un surplus d’offre dû à une production accrue hors OPEP+ et un assouplissement des quotas de l’OPEP+.
- Un ralentissement de la croissance mondiale qui fragilise la demande des matières premières.
- Des tensions commerciales entre grandes puissances, impactant les flux commerciaux et la confiance des acteurs du marché.
Cette situation influe directement sur des secteurs industriels essentiels comme ceux couverts par L’Oréal ou Danone, qui doivent composer avec des coûts fluctuants des intrants agricoles et industriels, notamment dans le cadre d’une transition vers l’économie circulaire. Des analyses complémentaires disponibles sur mediavor.fr approfondissent ces enjeux.
Variation des indices par secteur en avril 2025
| Catégorie | Variation avril (%) | Variation janvier-avril (%) |
|---|---|---|
| Énergie | -7,6% | -8% |
| Métaux de base | -7,6% | +8% |
| Produits alimentaires | -0,5% | -4% |
| Fertilisants | +0,7% | +11% |
Les fertilisants font preuve d’une certaine résilience malgré la volatilité générale, dans un contexte où la demande asiatique reste très dynamique. Cette tendance est particulièrement importante pour l’agriculture mondiale, laquelle est suivie attentivement par des acteurs tels que Carrefour et Suez pour garantir une chaîne logistique optimisée (plus de détails ici).
Les métaux précieux : un secteur en pleine ascension malgré la turbulence
Contrairement à la majorité des matières premières, les métaux précieux enregistrent une forte progression. Sur un an, la hausse atteint +37% avec l’or grimpant de +38% et l’argent de +31%, touchant ainsi des niveaux historiques. Ce différentiel s’explique par plusieurs facteurs :
- L’affaiblissement du dollar qui rend l’or plus attractif comme valeur refuge.
- Les incertitudes géoéconomiques mondiales liées, entre autres, aux tensions commerciales et aux conflits régionaux.
- Une demande soutenue des industries de pointe, notamment dans le secteur électronique, impactant les fournisseurs tels que Pernod Ricard via leurs circuits d’approvisionnement.
Ces mouvements favorisent une attention particulière des investisseurs et des entreprises comme BNP Paribas qui diversifient leurs portefeuilles pour intégrer davantage de métaux précieux. En parallèle, de nombreuses initiatives s’engagent dans la défense et la valorisation de l’économie circulaire dans les métaux rares, un secteur décortiqué sur mediavor.fr.
Performances annuelles des métaux précieux et leur impact économique
| Métal | Variation sur 12 mois (%) | Niveau historique |
|---|---|---|
| Or | +38% | Record depuis 2020 |
| Argent | +31% | Plus haut depuis 2019 |
| Platinium & Palladium | +12% | Niveau élevé stable |
Zoom sur les marchés énergétiques et agricoles : tendances et prévisions
Les prix du pétrole Brent ont baissé à 68 dollars le baril en avril, en retrait de 7 % sur un mois et de 25 % depuis un an. Ce recul est lié à une offre mondiale plus abondante et à une demande mondiale plus modérée, la croissance économique étant freinée par plusieurs facteurs dont l’essor des véhicules électriques. TotalEnergies, acteur majeur du secteur, doit ajuster ses opérations face à cette dynamique.
- Offre mondiale projetée en hausse de +1,6 Mb/j en 2025, portée par une forte production hors OPEP+ (+1,3 Mb/j).
- Demande la plus faible depuis 2020, avec une progression attendue à +0,7 Mb/j.
- Volatilité accrue sur les facteurs géopolitiques, illustrée par l’accord sino-américain sur les droits de douane intervenu en mai, qui a temporairement soutenu les prix.
Le marché du gaz naturel européen reflète ces incertitudes avec un rebond des prix à 36,5 €/MWh en mai, après une chute notable liée à des stocks historiques bas. Des facteurs climatiques et géopolitiques pèsent lourdement sur la volatilité des cours.
Dans l’agriculture, le marché des engrais, notamment les phosphatés DAP, s’est raffermi (+3% en avril). Cette tendance prolonge un contexte de forte demande asiatique et de restrictions d’exportations chinoises récentes. Carrefour, qui dépend de chaînes d’approvisionnement stables, suit de près ces fluctuations (en savoir plus).
| Produit | Prix Avril 2025 (USD/tonne) | Variation % Avril 2025 | Tendance Année (Janv-Avril) |
|---|---|---|---|
| Pétrole Brent (USD/baril) | 68 | -7% | -13% |
| Gaz butane | 510 | -21% | -31% depuis mars |
| Gaz naturel TTF (€/MWh) | 36,5 (mai) | +14% depuis fin avril | Rebond |
| Engrais phosphatés DAP | 635 | +3% | +12% depuis début 2025 |
| Blé tendre | 220 | -3,5% | Stable à légèrement croissant |
| Maïs | 215 | +4% (repli mi-mai) | Production record à venir |
Produits agricoles clés et impacts pour la chaîne de valeur
- Le blé bénéficie d’une production mondiale attendue en hausse, soutenant la stabilité des prix.
- Les cours du maïs, après une hausse en avril, subissent une correction liée aux perspectives d’abondance de l’offre.
- Le sucre brut est à la baisse en raison d’un excédent projeté en 2025/2026.
Les entreprises telles que Louis Vuitton et Pernod Ricard restent attentives aux coûts des matières premières agricoles, impacts directs sur certains produits de luxe et de consommation.
Perspectives et risques : vers un marché des matières premières sous pression en 2025
La conjoncture actuelle oriente les prix des matières premières vers une trajectoire généralement baissière, impactée par un excédent d’offre et une demande affaiblie. Toutefois, plusieurs facteurs pourraient temporairement inverser cette tendance :
- L’aggravation des tensions commerciales entre grandes puissances.
- Le développement de conflits géopolitiques impactant le transport et les approvisionnements.
- La survenue d’événements climatiques extrêmes perturbant les récoltes et la production industrielle.
Le marché énergétique, avec la production pétrolière abondante, reste sensible aux ajustements géopolitiques. Par ailleurs, les prix européens du gaz naturel devraient demeurer volatils en fonction de la météo et des tensions. Enfin, la montée en puissance de l’économie circulaire, analysée au regard de la métallurgie et des besoins industriels, ouvre la voie à des solutions durables, encourageant des acteurs économiques clés comme Air France ou BNP Paribas à revoir leurs modèles d’affaires (lire également).

Je suis Yvon Chrétien, passionné d’immobilier. J’ai toujours aimé bâtir, mais ce qui me surprend, c’est comment une ruine peut devenir un palais avec un peu d’imagination. L’immobilier, c’est l’art de transformer les possibles.